Affichage des articles dont le libellé est biographie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est biographie. Afficher tous les articles

mardi 10 janvier 2012

Une évocation de Victor par Georges Moustaki

moustaki-bastiani by Julien Torma

Georges Moustaki, Les filles de la mémoire, Calmann-Lévy, 1989, pp. 48-49 (rééd. LGF, coll. "Le Livre de Poche", 2000)

Ce document communiqué par Klaus Building, qui en parlait en commentaire dans le billet précédent, ne fournit certes que quelques bribes, mais qui brossent bien la personnalité de Victor en cette fin des années cinquante, et corroborent le portrait que dressera plus tard Modiano dans Dans le café de la jeunesse perdue (Gallimard, 2007).

Le roman qui fut le fruit du repérage à Bruxelles doit être La croix des vaches - Filles à Anvers (Gerfaut, 1958), réédité en 1968 aux Presses Noires sous le titre Satan a besoin des femmes.

lundi 12 avril 2010

État civil

L'ami Bernard Joubert, spécialiste incontesté de tout ce qui touche à la censure, s'était procuré auprès des greffes des tribunaux les minutes du procès intenté aux éditions du Scorpion lors de la parution d'Ainsi soit-il et, à partir de ce document, l'extrait de naissance et de décès de Bastiani. Il a eu l'extrême obligeance de nous communiquer la reproduction de ce document.

Le deux décembre mil neuf cent dix-huit [à] une heure […] du matin est né rue de Bouillon, 19, Victor, Maurice, Elie, Jean, Le Page, du sexe masculin, de Arsène, Marie, Le Page, premier maître Commis, quarante-deux ans et de Denise, Fanny, Elise, Jullien son épouse, sans profession, trente-deux ans, domiciliés à Brest.

En marge, au milieu à gauche, cette mention manuscrite en date du 23-11-1977 :
décédé à Paris 5ème le 4 novembre 1977

Victor, donc, tout court, non Victor-Maurice ni Victor-Marie (par contamination du deuxième prénom de son père, sans doute).
Le Page, en deux mots.
Et né à Brest, non à Toulon.

mardi 9 mars 2010

Notice biographique (Mesplède/Schleret)

BASTIANI Ange (1918-1977)
Français. Pseudonyme de Victor-Marie Lepage né le 2 décembre 1918 à Toulon. Il exerce des professions diverses, dont celle d'agent électoral. Il affectionne les pseudonymes : Zep Cassini, Ange Gabrielli, Victor Saint-Victor, Vic Vorlier, Luigi da Costa ou Maurice Raphaël. C'est sous ce dernier qu'il publie, en 1948, ses premiers romans, aux éditions du Scorpion : Ainsi soit-il, De deux choses l'une et Le Festival, trilogie noire, bientôt suivie par Feu et flammes (1953) et Une morte saison (1954; rééd. Le Tout sur le tout, 1983). À l'occasion de cette réédition, le critique littéraire Pierre Drachline écrit que Lepage a usé de multiples pseudonymes dans un but inavouable : « … il espérait seulement brouiller les pistes et camoufler ainsi ses activités de responsable gestapiste du département de l'Eure et Loire pendant l'occupation… » (« De la gestapo à la Série Noire », Le Nouvel Observateur, 1983).
Lepage publiera onze ouvrages signés Maurice Raphaël dont Claquemur (1953) qui attire l'attention d'André Breton. Mais l'échec de Feu et flammes (les péripéties d'un couple en forêt provençale) le conduit au roman policier. Il signe, l'année suivante, Arrête ton char, Ben Hur !
[…]
En plus de nombreuses nouvelles, Bastiani/Lepage a publié une cinquantaine de romans noirs, de romans érotiques ou de guide canulars. Il a reçu le Prix du suspense 1965 pour Retourne en enfer et le Prix de l'humour noir 1968 pour Le Bréviaire du crime, un recueil de nouvelles et de recettes pour assassiner son prochain, paru chez Solar.
Ange Bastiani est décédé le 4 novembre 1977.


Claude Mesplède, Jean-Jacques Schleret, Les auteurs de la Série Noire (Voyage au bout de la Noire) 1945-1995, Joseph K., 1996, p. 39

J'avais complètement oublié cette notice ! Cette fois, c'est donc Pierre Drachline qui s'y colle, reprenant à la lettre les accusations colportées par Losfeld, toujours sans la moindre justification. Surtout, cet argument de la multiplicité des pseudonymes est particulièrement risible, puisqu'il n'existe aucun texte signé du véritable patronyme ! Enfin, au moins a-t-on les dates exactes de naissance et de décès…
Mesplède dispose de son propre site : j'irai lui demander d'où il tient ces informations, quand j'aurai un peu plus de temps.